Un salarié qui utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels peut demander le remboursement de ses frais réels sous forme d’indemnité kilométrique (IK), calculée à partir d’un barème fiscal officiel. Ce guide détaille la formule de calcul, la donne pour chaque puissance fiscale, et des exemples chiffrés selon les situations les plus courantes : salarié itinérant, trajet domicile-travail, véhicule personnel ou véhicule de fonction.
L’essentiel en bref
- L’indemnité kilométrique se calcule selon une formule officielle : distance parcourue × taux du barème, qui dépend de la puissance fiscale du véhicule et du nombre de kilomètres annuels
- Le barème kilométrique 2026 est inchangé par rapport à 2025, pour la 3ème année consécutive
- La puissance fiscale retenue est plafonnée à 7 CV, même pour un véhicule plus puissant
- Les véhicules 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % du montant calculé
- Ce dispositif concerne le véhicule personnel : pour un véhicule de flotte ou de fonction, les dépenses de carburant sont suivies différemment, généralement via une carte carburant professionnelle
La formule de calcul des indemnités kilométriques
Le calcul dépend de deux critères : la puissance fiscale du véhicule (indiquée sur la carte grise, case P.6) et la distance annuelle parcourue à titre professionnel. Le barème distingue trois tranches kilométriques, chacune avec sa propre formule :
- Jusqu’à 5 000 km : distance × taux
- De 5 001 à 20 000 km : (distance × taux) + un montant forfaitaire fixe
- Au-delà de 20 000 km : distance × taux (taux réduit par rapport à la première tranche)
Ce barème forfaitaire couvre l’ensemble des frais liés à l’usage du véhicule : carburant, assurance, entretien, pneumatiques et dépréciation. Il n’est donc pas nécessaire de conserver chaque facture d’essence pour justifier le montant demandé, à condition de pouvoir justifier la distance parcourue (relevé kilométrique, ordres de mission, notes de frais).
Barème kilométrique 2026 : le tableau par puissance fiscale
| Puissance fiscale | Jusqu’à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 512 | d × 0,470 |
d = distance parcourue en kilomètres. Retrouvez le détail complet du barème, y compris pour les deux-roues, sur le barème kilométrique 2026.
La majoration de 20 % pour les véhicules électriques
Pour un véhicule 100 % électrique, le montant obtenu avec la formule ci-dessus est majoré de 20 %. Le calcul se fait donc en deux temps : d’abord appliquer la formule standard selon la puissance fiscale et la distance, puis multiplier le résultat obtenu par 1,20. Cette majoration reste en vigueur en 2026 pour encourager l’usage de véhicules électriques dans les déplacements professionnels. Les véhicules hybrides, eux, restent soumis au barème standard, sans majoration.
Exemples chiffrés
Cas 1 : Salarié itinérant (5 CV, 12 000 km/an)
Un commercial parcourt 12 000 km professionnels dans l’année avec un véhicule de 5 CV. La distance se situe dans la tranche 5 001-20 000 km : (12 000 × 0,357) + 1 395 = 5 679 € d’indemnité kilométrique sur l’année.
Cas 2 : Trajet domicile-travail (4 CV, 3 000 km/an)
Un salarié effectue 3 000 km annuels entre son domicile et son lieu de travail avec un véhicule de 4 CV. La distance se situe dans la première tranche : 3 000 × 0,606 = 1 818 € déductibles. À noter : pour les trajets domicile-travail, seule la distance excédant 40 km aller-retour par jour peut, sous conditions, être admise en déduction sans justification particulière, au-delà, un justificatif de l’éloignement (raisons familiales, professionnelles) peut être demandé.
Cas 3 : Véhicule électrique (5 CV, 10 000 km/an)
Pour 10 000 km parcourus avec un véhicule électrique de 5 CV : (10 000 × 0,357) + 1 395 = 4 965 €, puis majoration de 20 % : 4 965 × 1,20 = 5 958 €.
Véhicule personnel ou véhicule de flotte : deux logiques différentes
Le barème kilométrique s’applique uniquement lorsque le salarié utilise son véhicule personnel à des fins professionnelles. Lorsque l’entreprise met à disposition un véhicule de fonction ou de flotte, la logique change : les frais de carburant ne relèvent plus d’une indemnité forfaitaire mais d’un suivi direct des dépenses, généralement centralisé via une carte carburant professionnelle. Ces solutions, proposées par les enseignes de distribution (U, Intermarché, Carrefour, Auchan) ou par des offres dédiées aux flottes d’entreprise comme Ticket Fleet Pro d’Edenred Mobilité, permettent un suivi précis par véhicule et une facturation unique, plutôt qu’un remboursement a posteriori basé sur un barème forfaitaire.
Pour calculer rapidement votre situation sans refaire les formules à la main, ce simulateur applique directement le barème officiel selon votre puissance fiscale, votre distance et votre type de véhicule.
FAQ
On identifie la puissance fiscale du véhicule (carte grise, case P.6), on relève la distance parcourue à titre professionnel dans l’année, puis on applique la formule correspondant à la tranche kilométrique du barème officiel. Pour un véhicule électrique, le résultat est ensuite majoré de 20 %.
Non, le barème 2026 reprend les montants fixés par l’arrêté du 27 mars 2023, inchangés pour la 3ème année consécutive.
Oui, la puissance fiscale retenue dans le calcul est plafonnée à 7 CV, même si le véhicule utilisé est plus puissant.
Non, le barème kilométrique concerne uniquement l’usage d’un véhicule personnel à titre professionnel. Pour un véhicule de fonction ou de flotte, les dépenses de carburant sont suivies directement, généralement via une carte carburant professionnelle.
La réforme de la facturation électronique

Ce que chaque entreprise doit savoir avant septembre 2026 !
Télécharger votre dossier gratuitement

Ce que chaque entreprise doit savoir avant septembre 2026 !